Polémique FNAC : Un livre appelant au meurtre des homosexuels, juifs et chrétiens en vente libre

En janvier 2026, une vive controverse éclate en France autour de l'ouvrage "Péchés et guérison", un texte islamique médiéval réédité en 2018, contenant des passages explicitement violents et haineux à l'égard des homosexuels, des juifs et des chrétiens. Vendu librement à la FNAC et sur Amazon jusqu'au 6 janvier, et éligible au Pass Culture financé par les fonds publics, cet ouvrage a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux avant d'être rapidement retiré. Découvrez les détails du contenu choquant, l'origine de la polémique, les réactions des distributeurs et les questions soulevées sur la diffusion de tels textes en France.
Sommaire
- Le contenu controversé du livre "Péchés et guérison"
- La découverte de la polémique sur les réseaux sociaux
- Réactions de la FNAC et d'Amazon : retrait rapide
- Implication du Pass Culture et retrait de l'offre
- Réponses politiques et débats publics
- Contexte historique et débat sur la liberté d'expression
- Impact sur la société française et perspectives
- FAQ : Questions fréquentes sur cette polémique
Le contenu controversé du livre "Péchés et guérison"
L'ouvrage "Péchés et guérison", écrit par le théologien sunnite Ibn Al-Qayyim au XIVe siècle et réédité par les éditions Tawbah en 2018, est un recueil de hadiths présenté comme un guide spirituel. Cependant, il inclut des passages choquants qualifiant l'homosexualité de "pire que le meurtre" et appelant à des punitions violentes comme la lapidation.
Parmi les passages les plus explicites figurent notamment des citations attribuées à des interprétations rigoristes de la charia, relayées dans l’ouvrage sans mise à distance critique. L’un des extraits affirme ainsi qu’« on doit chercher la plus haute construction de la ville, et en précipiter sur la tête l’homosexuel, puis le lapider », assimilant explicitement l’homosexualité à un crime passible de mort.
Il désigne également les juifs et les chrétiens comme des "ennemis" et contient des malédictions à leur encontre, tout en évoquant des châtiments sévères pour d'autres "péchés".
Un autre extrait affirme qu’« il n’existe pas de peine légale pour la sodomie d’un animal ou le coït avec une femme morte », établissant une hiérarchie morale où certaines pratiques sont présentées comme moins graves que l’homosexualité.
L’ouvrage contient également des passages appelant explicitement à la mise à mort de certaines catégories de personnes au nom de la loi religieuse. Un extrait précise qu’« il n’est pas permis de verser le sang musulman, sauf pour […] l’apostat qui quitte la communauté », tandis qu’un autre affirme que « le Messie tuera les juifs et les chrétiens ».
Ces extraits, authentifiés par plusieurs médias, s'inscrivent dans une interprétation rigoriste médiévale de l'islam. Le Figaro rapporte en détail ces appels à la violence et le choc qu'ils ont provoqué. De même, le JDD met en lumière la haine exprimée envers les minorités religieuses et sexuelles.
La découverte de la polémique sur les réseaux sociaux
La controverse débute le 4 janvier 2026 avec une vidéo virale publiée par l'influenceur Yohan Pawer sur X, dénonçant la disponibilité de l'ouvrage à la FNAC et son éligibilité au Pass Culture. Il présente des extraits choquants et interroge une vendeuse FNAC. La vidéo cumule rapidement des centaines de milliers de vues, relayée par de nombreux utilisateurs.
Europe 1 explique comment cet ouvrage ancien a été relancé auprès d'un public jeune via les réseaux, amplifiant le scandale. Des captures d'écran de la page FNAC et du Pass Culture circulent massivement.
Réactions de la FNAC et d'Amazon : retrait rapide
Dès le 6 janvier 2026, la FNAC retire l'ouvrage de son site et de ses rayons, suivie par Amazon qui suspend sa vente. Un porte-parole de la FNAC indique que, malgré son caractère historique, le contenu ne correspond pas aux valeurs du groupe. Le Figaro détaille cette décision prise sous la pression publique.
CNews confirme le tollé et le retrait, soulignant les propos révoltants extraits par leurs journalistes.
Implication du Pass Culture et retrait de l'offre
Particulièrement choquant, l'ouvrage était éligible au Pass Culture, permettant aux jeunes de 15-18 ans de l'acheter avec des crédits publics. Suite à la polémique, le ministère de la Culture examine le dossier et l'ouvrage est supprimé de la plateforme. Le ministère insiste sur la nécessité d'un "recul historique" tout en condamnant les discours haineux contemporains.
Réponses politiques et débats publics
La polémique suscite des réactions dans la classe politique et les médias. Des élus dénoncent la présence d'un tel texte dans l'espace public et interrogent les critères de sélection. Le Times of Israel (couverture internationale) relaye l'affaire en mettant l'accent sur les passages antisémites et l'appel à la violence contre les juifs.
Le débat porte sur la responsabilité des plateformes et la vigilance face à la diffusion de textes extrémistes, même anciens.
Contexte historique et débat sur la liberté d'expression
Ce texte médiéval reflète les normes d'une époque où les punitions corporelles étaient courantes dans plusieurs traditions religieuses. Cependant, sa réédition sans contextualisation critique pose question. La France autorise la diffusion d'œuvres historiques (Bible, Coran, etc.), mais la loi réprime l'incitation à la haine raciale, religieuse ou sexuelle. Le débat oppose liberté d'expression et protection contre les discours dangereux.
Impact sur la société française et perspectives
Cette affaire met en lumière les défis de la modération des contenus culturels à l'ère numérique. Elle pourrait entraîner un renforcement des contrôles sur les offres subventionnées comme le Pass Culture et une plus grande vigilance des distributeurs. À plus long terme, elle alimente les discussions sur l'intégration, la laïcité et la lutte contre les discours haineux en ligne.
FAQ : Questions fréquentes sur cette polémique
La vente de ce livre est-elle légale en France ?
Avant son retrait volontaire, oui : il s'agit d'un texte religieux historique. Cependant, si des passages sont jugés comme incitation à la haine ou à la violence, une procédure judiciaire pourrait être engagée (article 24 de la loi sur la presse de 1881).
La FNAC peut-elle être poursuivie ?
Peu probable pour la simple diffusion d'un livre légalement édité. Les distributeurs ne sont pas tenus de lire tous les ouvrages, mais une plainte pour complicité pourrait être examinée si le contenu est qualifié d'infraction pénale.
Le Pass Culture finance-t-il d’autres ouvrages controversés ?
Le catalogue est vaste et automatisé. Des titres anciens ou rigoristes peuvent y figurer. Cette polémique pousse à un examen plus strict des références éligibles avec fonds publics.
Quelle est la différence entre texte historique et incitation à la haine ?
Un texte ancien est protégé par la liberté d'expression et l'intérêt historique. Il devient problématique s'il est promu sans contextualisation comme un guide contemporain incitant à des actes illégaux aujourd'hui.
Les libraires ont-ils une obligation de contrôle ?
Non, pas systématiquement pour chaque titre. Les éditeurs sont responsables du contenu, et les distributeurs réagissent généralement aux signalements. Cette affaire pourrait renforcer les protocoles internes.
Sources principales : Le Figaro (6 janvier 2026), Le JDD, Europe 1, CNews.
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